Fossegrimmen
Les «Fossegrim» sont les esprits des cascades. Ils font partie de ce que l’on appelle communément le "petit peuple" ou Huldrefolk. On assimile Fossegrim au Näcken, autre esprit de l'eau.
Les «Fossegrim» sont des créatures plus frêles et plus délicates que des humains, leur ressemblant pourtant de façon troublante. Ils sont facilement reconnaissable : ils n’ont pas de pieds (contrairement à la peinture de Ernt Stephenson) !
Ils aiment prendre la forme de beaux êtres humains pour charmer et attirer les personnes qui pourraient passer a proximité. Ils sont d’un naturel joueur et farceur. Malheureusement, ils leur arrivent souvent de pousser le divertissement à l’extrême, malmenant leur mortels compagnons de jeu en leur causant de graves blessures.
Ils sont pourtant réputés pour leur grande générosité. Mais ce sont avant tout des créatures lunatiques et imprévisibles ! Malgré tout, les humains entrant dans leur bonne grâce peuvent être assures de leur bienveillance et de leur protection tant qu’ils restent aux alentours de la chute d’eau, un Fossegrim ne pouvant s’éloigner de sa cascade.
Les «Fossegrim» sont de grands musiciens. Ils aiment chanter de leur voix angélique, accompagnant le bruit des eaux de leurs envolées lyriques. Ils jouent souvent du violon et c’est d’ailleurs le sujet d’une petite légende que je vais vous conter :
Fut une époque où un violoniste cherchant à passer maître dans son art
avait parfois recours à l’aide d’un «Fossegrim». Il partait seul avec
son instrument, haut dans la montagne. Une fois proche d’une chute
d’eau, il y lançait une offrande
(on parle de patte de mouton) et attendait l’apparition de l’esprit. Si
celui ci jugeait l’offrande acceptable, il apparaissait devant le
musicien. S’il se sentait de mauvaise humeur, il se contentait
de se moquer de lui en lui apprenant a accorder son instrument. Dans le
cas contraire, la malicieuse créature accédait a sa demande.
Elle brisait alors les doigts du violoniste : d’abord ceux de la main gauche, afin qu’il soit a même d’effectuer des mouvements d’une ampleur accrue... Ensuite ceux de la main droite, afin qu’il manie l’archet avec une plus grande dextérité.
